Mon Document FacileVotre assistant administratif en ligne

Essai 48 h pour 1,79 € puis 39,00 €/mois, résiliable en ligne à tout moment.

Travail

Lettre de demande de paiement des heures supplémentaires

Téléchargez immédiatement votre document prêt à l'emploi

Complétion rapide et sans erreur avec notre assistant. Répondez à des questions guidées, avec aide et exemples à chaque étape : votre document se rédige sous vos yeux, prêt à télécharger en Word et PDF.

Modèle vérifié et mis à jour le 14 août 2026

Essai 48 h pour 1,79 € puis 39,00 €/mois, résiliable à tout moment.

Laissez-vous guider : chaque champ est accompagné d'une aide et d'un exemple, et votre brouillon est enregistré automatiquement.

Gagnez du temps : importez un document

Photo ou scan d'un courrier, avis ou contrat lié à votre démarche : les informations lisibles pré-remplissent le formulaire pour vous. JPG, PNG ou PDF, 8 Mo maximum.

Votre document est analysé de manière transitoire pour pré-remplir le formulaire : il n'est ni conservé ni utilisé à d'autres fins.

Vous (le salarié)

La lettre adapte son ton : réclamation interne si vous êtes en poste, mise en demeure plus ferme si vous êtes parti.

Vos réponses restent sur votre appareil jusqu’à la génération du document.

  • Téléchargement immédiat en Word + PDF
  • Éditable avec Word, Google Docs, LibreOffice
  • Document conforme et à jour
  • Paiement sécurisé SSL
  • Résiliable en ligne à tout moment

Une question sur ce document ?

Posez votre question, notre assistant vous répond à partir de la fiche du document. Votre question n'est pas conservée.

Soirées prolongées, samedis « exceptionnels » qui se répètent, pauses déjeuner écourtées : les heures supplémentaires non payées représentent l'un des contentieux les plus massifs du droit du travail. La règle est pourtant simple : toute heure accomplie au-delà de 35 heures hebdomadaires à la demande de l'employeur, même implicite, est une heure supplémentaire qui doit être payée avec majoration : 25 % pour les huit premières heures, 50 % au-delà, à défaut d'accord collectif fixant un autre taux (jamais inférieur à 10 %). Et vous avez trois ans pour les réclamer.

Notre générateur rédige pour vous une lettre de réclamation qui vaut mise en demeure : période concernée, décompte des heures par taux de majoration, montant chiffré, rappel des articles L3121-27 à L3121-36 du code du travail, mention de vos éléments de preuve et du régime probatoire favorable de l'article L3171-4, délai de régularisation et rappel de la prescription triennale. Le ton s'adapte selon que vous êtes encore en poste ou déjà parti.

Ce guide vous donne la méthode complète : comment reconstituer et chiffrer vos heures, ce que dit vraiment la loi sur la preuve (elle ne pèse pas sur vous seul), les majorations et la contrepartie en repos, les délais à respecter, et l'arme de dissuasion que représente l'indemnité pour travail dissimulé de six mois de salaire.

Heures supplémentaires : ce que la loi impose de payer

La durée légale du travail est fixée à 35 heures par semaine (article L3121-27 du code du travail). Toute heure accomplie au-delà, à la demande de l'employeur ou avec son accord au moins implicite, est une heure supplémentaire ouvrant droit à majoration de salaire ou, le cas échéant, à un repos compensateur équivalent (article L3121-28). Le décompte se fait par semaine civile : une semaine à 41 heures génère 6 heures supplémentaires, même si la semaine suivante tombe à 30 heures, sauf dispositif d'aménagement du temps de travail régulièrement mis en place.

Les taux : un accord d'entreprise ou de branche peut fixer le taux de majoration, sans jamais descendre sous 10 % (article L3121-33). À défaut d'accord, les taux légaux s'appliquent : 25 % de la 36e à la 43e heure hebdomadaire, 50 % à partir de la 44e (article L3121-36). S'ajoutent deux droits dérivés souvent oubliés : les congés payés afférents au rappel de salaire (le rappel intègre l'assiette de l'indemnité de congés) et, pour les heures accomplies au-delà du contingent annuel (220 heures à défaut d'accord), une contrepartie obligatoire en repos de 50 % ou 100 % selon la taille de l'entreprise.

Point décisif validé par une jurisprudence constante : l'accord de l'employeur peut être implicite. Si votre charge de travail rendait les dépassements inévitables, si votre supérieur assistait à vos départs tardifs sans s'y opposer, si les plannings eux-mêmes programmaient plus de 35 heures, les heures sont dues, même sans autorisation écrite préalable. Une clause du contrat prétendant que « les heures supplémentaires ne sont effectuées que sur demande écrite » ne prive pas de paiement les heures rendues nécessaires par les tâches confiées.

Forfait jours : un régime à part, pas une zone de non-droit

Si vous êtes cadre au forfait annuel en jours, le décompte en heures ne s'applique pas et vous ne pouvez pas réclamer d'heures supplémentaires en tant que telles. Mais le forfait doit reposer sur un accord collectif valide, une convention individuelle écrite et un suivi effectif de la charge de travail : à défaut, le forfait est nul ou privé d'effet, et le décompte des 35 heures redevient applicable, heures supplémentaires comprises. C'est un contentieux fréquent et souvent gagné par les salariés : faites vérifier la validité de votre forfait avant de renoncer.

La preuve des heures : elle ne pèse pas sur vous seul

Beaucoup de salariés renoncent en pensant « je n'ai pas de preuve ». C'est mal connaître l'article L3171-4 du code du travail : en cas de litige sur l'existence ou le nombre d'heures accomplies, le salarié présente des éléments suffisamment précis pour permettre à l'employeur de répondre, et c'est à l'employeur, qui a l'obligation légale de contrôler le temps de travail, de fournir ses propres éléments. Le juge forme sa conviction au vu de l'ensemble. La Cour de cassation (Cass. soc., 18 mars 2020, n° 18-10.919) a nettement allégé l'exigence côté salarié : un décompte même établi a posteriori, s'il est précis, suffit à déclencher le débat.

  • Éléments recevables côté salarié : tableau récapitulatif semaine par semaine (même reconstitué), agendas, e-mails et messages horodatés envoyés tôt ou tard, relevés de badgeage ou de connexion, plannings affichés, attestations de collègues, relevés de téléphone professionnel, tickets de transport.
  • Ce que l'employeur devra produire : ses propres documents de décompte du temps de travail, qu'il a l'obligation de tenir. S'il n'a rien mis en place, cette carence joue contre lui.
  • Réflexe immédiat : commencez dès aujourd'hui un décompte contemporain de vos heures (heure d'arrivée, de départ, pauses). Les éléments constitués au fil de l'eau ont plus de poids que les reconstitutions tardives.

Conséquence pratique pour votre lettre : mentionnez vos éléments sans nécessairement tout joindre. L'objectif de la réclamation amiable est de montrer que le dossier existe et qu'il est sérieux ; le détail des pièces se produira aux prud'hommes si nécessaire.

Chiffrer votre réclamation : la méthode en 4 étapes

  1. Reconstituez semaine par semaine les heures réellement accomplies sur la période, dans la limite des trois dernières années. Le décompte hebdomadaire est impératif : les majorations se déclenchent par semaine civile.
  2. Ventilez par taux : pour chaque semaine, les heures de la 36e à la 43e à 25 %, celles à partir de la 44e à 50 % (ou les taux de votre convention collective s'ils diffèrent, minimum 10 %).
  3. Calculez le rappel brut : taux horaire de base (salaire mensuel divisé par 151,67 pour un temps plein) multiplié par les heures majorées. Exemple : taux horaire de 13 euros, 32 heures à 25 % et 15 heures à 50 % donnent (32 x 16,25) + (15 x 19,50) = 812,50 euros bruts.
  4. Ajoutez les accessoires : congés payés afférents (10 % du rappel), incidence éventuelle sur les primes assises sur le salaire, contrepartie en repos si le contingent annuel est dépassé.
Majorations applicables à défaut d'accord collectif (article L3121-36)
Heures hebdomadairesQualificationMajoration
Jusqu'à la 35e heureDurée légaleSalaire normal
De la 36e à la 43e heure8 premières heures supplémentaires+ 25 %
À partir de la 44e heureHeures suivantes+ 50 %
Au-delà du contingent annuel (220 h à défaut d'accord)Heures hors contingentMajoration + contrepartie obligatoire en repos (50 % ou 100 % selon l'effectif)

Comment remplir votre lettre champ par champ

Le formulaire assemble une mise en demeure structurée. Voici les points d'attention.

La période : jusqu'à trois ans en arrière

Délimitez précisément la période réclamée (« de janvier à juin 2026 », « années 2024 à 2026 »). La prescription de l'article L3245-1 vous permet de remonter aux trois années précédant la réclamation, et, si le contrat est rompu, aux trois années précédant la rupture. Chaque mois qui passe fait tomber les créances les plus anciennes : datez votre réclamation par recommandé sans tarder.

Le détail des heures : le coeur de la lettre

Décomposez votre réclamation : volume d'heures par taux de majoration, semaines ou mois concernés, montant brut estimé, congés payés afférents. Un décompte structuré transforme une plainte vague en créance identifiable, que le service paie peut vérifier et régler. Si vos chiffres sont des estimations, dites-le : l'article L3171-4 n'exige pas l'exactitude au centime, seulement des éléments suffisamment précis pour que l'employeur puisse répondre.

Vos éléments : annoncez-les, ne les épuisez pas

Citez la nature de vos éléments (plannings, badgeages, e-mails, attestations) sans forcément les joindre : la lettre montre que le dossier est constitué. Conservez les originaux. Si vous êtes encore en poste, évitez de copier massivement des documents internes sensibles : privilégiez vos propres relevés, e-mails et plannings dont vous êtes destinataire.

En poste ou parti : deux tons différents

Encore en poste, la lettre reste ferme sur le droit mais ouverte sur la solution : l'objectif est d'être payé sans détruire la relation de travail. Vous pouvez d'ailleurs commencer par un échange oral avec votre manager ou les représentants du personnel, la lettre venant formaliser si rien ne bouge. Après le départ, la mise en demeure est plus directe ; pensez alors aussi à la dénonciation du solde de tout compte si vous l'avez signé il y a moins de six mois.

Si l'employeur ne paie pas : prud'hommes et travail dissimulé

Sans régularisation dans le délai fixé, l'étape suivante est le conseil de prud'hommes : saisine gratuite, sans avocat obligatoire, formulaire de requête officiel disponible sur service-public.fr et justice.fr (démarche entièrement gratuite). Vous pouvez y demander le rappel de salaire majoré, les congés payés afférents, les intérêts légaux depuis la mise en demeure et des dommages-intérêts le cas échéant. L'inspection du travail peut par ailleurs être alertée : le non-paiement d'heures supplémentaires et l'absence de décompte du temps de travail sont des infractions qu'elle constate.

L'arme lourde : si l'employeur a intentionnellement mentionné sur les bulletins de paie un nombre d'heures inférieur à celui réellement accompli, il commet un travail dissimulé (article L8221-5 du code du travail). En cas de rupture du contrat, ce manquement ouvre droit à une indemnité forfaitaire de six mois de salaire (article L8223-1), cumulable avec les rappels de salaire et les indemnités de rupture. Cette perspective, mentionnée à bon escient dans une négociation, transforme souvent les refus en règlements amiables. La lettre de réclamation reste la première pièce du dossier : envoyez-la avant tout.

Vous ne pouvez pas être sanctionné pour avoir réclamé

Réclamer le paiement de ses heures est l'exercice normal d'un droit : un licenciement ou une sanction motivés par cette réclamation seraient nuls. La Cour de cassation protège également le salarié qui refuse de continuer à effectuer des heures supplémentaires non payées. Si des représailles suivent votre lettre, notez tout, datez tout, et rapprochez-vous immédiatement de l'inspection du travail ou d'un avocat.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Attendre en pensant que « ça se régularisera » : la prescription de trois ans (L3245-1) efface silencieusement les créances les plus anciennes chaque mois. Une lettre recommandée date votre réclamation.
  • Réclamer un total global sans décompte : « environ 5 000 euros d'heures sup » est irrecevable en l'état. Ventilez par semaine et par taux : c'est ce que le juge et le service paie attendent.
  • Croire qu'il faut une autorisation écrite préalable : l'accord implicite de l'employeur suffit (charge de travail, plannings, tolérance manifeste). Ne renoncez pas faute de « demande écrite ».
  • Négliger les congés payés afférents : tout rappel de salaire génère 10 % d'indemnité de congés en plus. Réclamez-les systématiquement.
  • Signer le solde de tout compte sans réagir : si les heures figurent au reçu signé, vous n'avez que six mois pour le dénoncer. Si elles n'y figurent pas, la prescription de trois ans s'applique.
  • Compter en moyenne mensuelle : les heures supplémentaires se décomptent par semaine civile. Une moyenne lissée sur le mois peut masquer des semaines largement au-dessus de 35 heures.

Références légales

Code du travail : articles L3121-27 (durée légale de 35 heures), L3121-28 (définition et contreparties des heures supplémentaires), L3121-33 (taux conventionnel, plancher de 10 %, contingent), L3121-36 (taux supplétifs de 25 % et 50 %), L3121-30 et L3121-38 (contingent annuel et contrepartie obligatoire en repos, 220 heures à défaut d'accord : article D3121-24), L3171-4 (preuve partagée des heures), L3245-1 (prescription triennale des salaires), L8221-5 et L8223-1 (travail dissimulé, indemnité forfaitaire de six mois). Jurisprudence : Cass. soc., 18 mars 2020, n° 18-10.919.

Questions fréquentes

Combien de temps ai-je pour réclamer des heures supplémentaires impayées ?

Trois ans : l'action en paiement du salaire se prescrit par trois ans à compter du jour où celui qui l'exerce a connu ou aurait dû connaître les faits (article L3245-1 du code du travail). La demande peut porter sur les sommes dues au titre des trois dernières années à compter de ce jour ou, lorsque le contrat est rompu, sur les trois années précédant la rupture. Concrètement, chaque mois d'attente fait tomber les créances les plus anciennes : une lettre recommandée de réclamation, comme celle que génère notre modèle, fixe une date certaine et précède utilement la saisine des prud'hommes.

Je n'ai pas de preuve formelle de mes heures : puis-je quand même réclamer ?

Oui. L'article L3171-4 du code du travail organise une preuve partagée : vous devez seulement présenter des éléments suffisamment précis pour permettre à l'employeur de répondre : un tableau semaine par semaine, même reconstitué a posteriori, des e-mails horodatés, des plannings, des attestations de collègues. C'est ensuite à l'employeur, tenu légalement de contrôler le temps de travail, de produire ses propres éléments ; s'il n'a mis en place aucun décompte, cette carence lui est opposable. La Cour de cassation (18 mars 2020, n° 18-10.919) a explicitement censuré les juges qui exigeaient trop du salarié. Commencez néanmoins dès maintenant un relevé quotidien : il renforcera le dossier.

Mon employeur ne m'a jamais demandé par écrit de faire ces heures : sont-elles dues ?

Oui, si elles ont été accomplies avec son accord au moins implicite ou rendues nécessaires par les tâches confiées. La jurisprudence est constante : l'employeur qui fixe une charge de travail irréalisable en 35 heures, qui constate les dépassements sans s'y opposer ou qui établit des plannings excédant la durée légale doit payer les heures correspondantes, même sans demande écrite et même en présence d'une clause du contrat exigeant une autorisation préalable. À l'inverse, des heures effectuées contre l'interdiction expresse et réitérée de l'employeur, sans nécessité, peuvent ne pas être payées : d'où l'intérêt de faire acter votre charge de travail par écrit.

Quelles majorations puis-je exiger exactement ?

Vérifiez d'abord votre convention collective ou l'accord d'entreprise : ils peuvent fixer le taux de majoration, sans jamais descendre sous 10 % (article L3121-33). À défaut d'accord, les taux légaux supplétifs s'appliquent : 25 % pour les huit premières heures supplémentaires de la semaine (de la 36e à la 43e heure) et 50 % au-delà (article L3121-36). S'y ajoutent les congés payés afférents au rappel (10 %) et, pour les heures accomplies au-delà du contingent annuel de 220 heures (à défaut d'accord différent), une contrepartie obligatoire en repos de 50 % dans les entreprises de 20 salariés au plus, 100 % au-delà. Un accord peut aussi prévoir un repos compensateur équivalent remplaçant tout ou partie du paiement : il doit alors être effectivement pris.

Qu'est-ce que l'indemnité pour travail dissimulé et puis-je la demander ?

Lorsque l'employeur mentionne intentionnellement sur le bulletin de paie un nombre d'heures inférieur à celui réellement effectué, il commet un travail dissimulé par dissimulation d'emploi salarié (article L8221-5 du code du travail). Si votre contrat est rompu, ce manquement ouvre droit à une indemnité forfaitaire égale à six mois de salaire (article L8223-1), qui se cumule avec les rappels d'heures et les autres indemnités de rupture. La condition clé est l'intention : de simples erreurs de paie ne suffisent pas, mais un système organisé (heures systématiquement écrêtées, consigne de ne pas badger au-delà de 35 heures) la caractérise. C'est une demande à formuler devant les prud'hommes, généralement avec l'aide d'un avocat ou d'un défenseur syndical.

Ces documents peuvent aussi vous servir